Archive pour février 2010

Les Clefs pour le Vendeur

Samedi 20 février 2010

Le vendeur d’un viager qu’il s’agisse d’un viager libre ou occupé doit veiller à trois aspects cruciaux de l’opération qu’il envisage. La sécurité, l’optimisation fiscale, les conséquences patrimoniales – d’une simple donation en franchise fiscale à des enfants à l’organisation d’une transmission librement choisie tant pour les délais que pour les personnes….Chacun de ces points doit être étudié sous plusieurs aspects :
SECURITÉ

Si certaines rentes viagères ont un caractère quasi alimentaire c’est-à-dire constituent un revenu supplémentaire indispensable, c’est loin d’être le cas général. Au dela des sécurités habituelles en matière immobilière, c’est-à-dire de retenir un acheteur présentant des garanties sérieuses au regard de la vente envisagée, le paiement de la rente viagère est très bien défendu par la loi du fait de son caractère de revenu alimentaire. Clause résolutoire et privilège du vendeur – voir lexique – sont les deux moyens légaux qui vont permettre de sécuriser absolument la transaction. Ces clauses devront être écrites. Définies dans le compromis de vente elles seront reprises dans l’acte authentique.
OPTIMISATION FISCALE

Les rentes viagères sont traitées de façon favorable au regard de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. A partir du 70ème anniversaire du crédirentier les rentes viagères bénéficient d’un abattement de 70 % avant déclaration. Le barème est progressif, soit aujourd’hui :

* Abattement de 50 % de 50 à 59 ans
* Abattement de 60 % de 60 à 69 ans.

Cet impact peut donc être très important lorsque par exemple il est envisagé de remplacer des revenus locatifs – avec les soucis de gestion correspondants – par des rentes viagères par le biais d’une vente en VIAGER LIBRE. Le revenu net après impôt peut en être plus que doublé. Les sommes dégagées au comptant pouvant par ailleurs être transmises à la seule initiative du vendeur et au moment choisi en franchise fiscale dans le cadre de donations aux enfants ou petits enfants ou toute personne librement choisie.
CONSÉQUENCES PATRIMONIALES

Si la plupart des vendeurs en viager ont pour objectif prioritaire de disposer immédiatement de revenus supplémentaires sans devoir modifier leur cadre de vie (faire face à des dépenses liées à un besoin d’assistance accru, pouvoir choisir à terme une maison de retraite adaptée), dans de nombreux cas c’est de plus – et les deux ne sont pas contradictoires – un moyen d’organiser la transmission de son patrimoine de façon libre et non conflictuelle entre plusieurs enfants, voir plusieurs générations. Cet aspect du viager permet une optimisation fiscale importante. Il doit être étudié soigneusement au moment ou l’opération est envisagée

Viager libre – viager occupé

Vendredi 19 février 2010

La vente d’un bien peut se faire en viager libre ou viager occupé. Dans le cas du viager libre, le débirentier dispose complètement du bien et l’occupe ou le loue comme il l’entend. En compensation il doit s’acquitter de tous les travaux, frais d’entretien, charges…. Le viager libre reste rare par rapport au viager occupé. Le viager libre représente environ 5 % du marché. Le bouquet et la rente viagère du viager libre sont supérieurs au viager occupé car la répartition se fait différemment. Dans le cas d’un viager libre, le taux de la rente est établi par rapport à l’espérance de vie du vendeur. Le prix du viager libre est converti intégralement en rente alors que le prix du viager occupé se découpe en rente et en bouquet (qui compense le « prix » de l’occupation). Le viager libre ou le viager occupé garantissent au vendeur le versement d’une rente viagère jusqu’à son décès. Le calcul de la rente pour un viager occupé est plus complexe car elle prend en compte plusieurs critères. Un viager occupé peut être consenti à tout âge, cependant un minimum de 70 ans reste requis afin de trouver un acquéreur. Le viager occupé reste très intéressant et représente 95 % des ventes. Le crédirentier garde soit l’usufruit, soit le droit d’usage et d’habitation de son bien. Uniquement l’usufruit lui permet de garder la jouissance en louant le bien et d’en percevoir les loyers. Dans les 2 cas il conserve une belle qualité de vie. Par contre le viager occupé est plus abordable qu’un viager libre avec un bouquet plus faible, des rentes moins importantes et des frais de notaires amoindris. Il est obligatoire de signer un acte devant un notaire pour acheter un bien en viager libre ou en viager occupé, c’est une vente immobilière. Les frais d’enregistrement sont facturés à l’acheteur.