Le blog Renée Costes Viager

Retraites : limitez le fiasco en choisissant le viager

13 mars 2009

De réforme en réforme, les perspectives d’une retraite dorée s’amenuisent. En 2008, pour recevoir 300€ par mois à partir de 60 ans, il vous fallait avoir cotisé 100 000€. L’espérance de vie augmentant, dans dix ans il vous faudra avoir cotisé plus encore. Face à ce risque, une solution de repli est possible : le viager.

Face à l’inquiétude, le collectif marque des points
Pris au dépourvu, les Français souhaitent majoritairement que le gouvernement adopte des mesures pour renforcer l’épargne dite de retraite collective plutôt qu’individuelle. La majorité des Français préfère le Perco au Perp ou au contrat dit Madelin.

Le Perp, en tant que Plan d’épargne retraite populaire, a séduit, selon Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants, plus de ” 2 millions de personnes, dont la moyenne d’âge est proche de 35 ans “. Au 30 septembre 2008, les encours des Perp s’élevaient à 3,8 Mds€, contre 1,8 Md€ pour le Perco. Cependant, les titulaires de certains types de Perp pourraient perdre leurs avantages fiscaux dans trois ans si les distributeurs ne parviennent pas à collecter 10 M€ auprès de deux mille adhérents au minimum.

Renseignez-vous bien avant de souscrire un tel produit, d’autant que les mesures destinées à mettre en avant l’épargne collective fleurissent. Les employeurs sont ainsi autorisés à effectuer un versement au titre de l’amorçage, même si vous ne faites rien. Certains sourient et se demandent : ” Mais pourquoi diable les entreprises feraient une telle BA ? ” La réponse est simple : les difficultés pour licencier des seniors vont s’amplifier.

Désormais, aucun salarié ne pourra être mis en retraite avant l’âge de 70 ans. Aussi, selon Jacques Barthélemy, avocat-conseil en droit social, aider ses employés à augmenter le pécule de leurs vieux jours est ” une incitation à les voir partir d’eux-mêmes un peu plus tôt “. Pour les indépendants, certaines mutuelles, comme la Mutuelle nationale de retraite des artisans, proposent les contrats Madelin.

” Ils achètent des points, qui, chaque année, sont revalorisés, explique Philippe Bollecker, secrétaire général de la MNRA. Et, tous les ans, nous garantissons un rendement minimal de 2%. ” Un taux proche de celui du Livret A, sans limite de plafond. Contrats collectifs ou individuels, il faut savoir que, pour recevoir près de 300 € par mois à partir de 60 ans, en 2008, il aura fallu avoir mis de côté plus de 100 000 €. Si l’espérance de vie des hommes et des femmes continue à augmenter, dans dix ans il faudra plus encore.

Les solutions individuelles, une garantie de plus
Les plus prudents décideront donc de se créer une réserve complémentaire. À ce jeu-là, les fourmis françaises adorent l’assurance vie. Produit d’épargne à long terme, intéressant sur le plan fiscal au moment de la sortie, l’assurance vie permet de disposer d’un capital ou d’une rente. Au choix. Mais il faut se décider au moment de la souscription. Si vous optez pour la rente, ce sera définitif.

En clair, même si vous n’avez pas utilisé l’ensemble de votre capital avant de mourir, vos héritiers ne récupéreront rien. Une parade : vous pouvez toujours souscrire une option de réversion. C’est-à-dire qu’une personne de votre choix recevra votre rente après votre décès. Mais, si celle-ci meurt avant vous, votre pension s’en trouvera amoindrie pour rien.

Selon Philippe Crevel, ” la rente, en ces temps incertains, est un plus. Le capital s’effondre. ” Il n’empêche, les Français préfèrent retrouver leur capital. La crise a peu de chances de les faire changer d’avis, tant la logique de transmission est importante en France.

Les assureurs l’ont bien compris. Mais, face à la réduction de leurs collectes de 12% en 2008, ils réagissent et sont de plus en plus nombreux à proposer des solutions protégeant le capital, y compris en cas de débâcle financière. Ils semblent être prêts à prendre des risques au profit de leurs clients. En apparence du moins, car Philippe Setbon, directeur général de Generali Investments, présent lors de la dernière journée du Cercle des épargnants, a affirmé que ” sur les marchés actions, nous sommes à un bon point d’entrée “.

Or, ” sur douze ans, confirmait Jean-Pierre Gaillard, spécialiste du secteur, il est prouvé qu’il n’y a pas de meilleur rendement que la Bourse “. À condition, peut-être, de savoir choisir ses valeurs. Car, à MoneyWeek, nous nous insurgeons contre cette idée reçue qui veut que, à long terme, on soit ” toujours gagnant “.

Si, toutefois, vous êtes échaudés par la crise, nous ne saurions que trop vous recommander de penser au système du viager. ” Nous nous sommes penchés sur le sujet, avec l’idée de comprendre quelle incidence pouvait avoir le viager sur la politique du logement, relate Corinne Griffond, rapporteur du Conseil économique et social. Mais, au fil de notre étude, nous nous sommes rendu compte que le viager était surtout une solution pour financer sa retraite. ”

Alors, bien sûr, le viager a mauvaise presse. Évoquer le concept fait sortir de leurs gonds tous les admirateurs du film de Pierre Tchernia. ” Tu ne trouveras aucun acheteur ! “, entendrez-vous. Faux. ” Nous avons plus de demandes que d’offres, rétorque Bruno Legasse, P-dg de Legasse Viager. Les personnes âgées sont mal à l’aise à l’idée de ne pas léguer quelque chose à leurs enfants. ”

Pourtant, avec son bouquet et sa rente, ” dans un partage sur mesure en fonction des besoins de chacun “, comme le présente Herbé Lapous, P-dg de Viagers Lapous, il est possible de conjuguer sérénité et transmission. Quid de la crise de l’immobilier ? Il y a fort peu de risques que dans dix, quinze ou vingt ans, votre bien ait réellement perdu de la valeur, surtout si vous faites attention à sa localisation et que vous l’avez acheté après la chute des prix.

Lire l’article du 26/02/2009 dans le numéro 22 de MoneyWeek >>

Dans les arcanes des rentes viagères (Nice Matin)

10 février 2009

nm-photo-230500De nombreux Français connaissent et pratiquent le viager immobilier. Cependant, peu d’épargnants sont familiers avec le viager financier. Cette technique, dont les assureurs ont le monopole, présente un réel intérêt pour les personnes qui souhaitent bénéficier d’un revenu garanti à vie.

Le fonctionnement d’une rente viagère : le prix de la vie

Percevoir une rente viagère revient à confier son capital à un assureur qui le convertit ensuite en un revenu régulier, le plus souvent sur une périodicité mensuelle. En pratique, cette institution dispose de tables de mortalité qui lui permettent de déterminer une espérance de vie statistique du rentier. A partir de cette durée de vie estimée, la compagnie va calculer un taux de conversion qui permettra d’épuiser le capital confié sur la durée de vie prévue.

Par exemple, pour une rente à l’âge de 60 ans, le taux de conversion est d’environ 3 %. Ce qui signifie que, pour un capital confié de 100 e, le rentier recevra environ 3 e jusqu’à son décès. Le taux de conversion intègre évidemment les frais de la compagnie. Les tables de mortalité étant semblables entre les compagnies, l’écart entre les taux de conversion repose principalement sur leur politique de frais.

La rente viagère peut faire l’objet d’une réversion. Cela signifie que le rentier peut désigner un deuxième rentier, son conjoint généralement, qui continuera à percevoir la rente à son décès. La réversion peut s’effectuer en totalité (100 %) ou en partie (60 %). Evidemment, la durée de versement de la rente est allongée, ce qui diminue d’autant le taux de conversion.

L’un des principaux obstacles au succès de la rente viagère en France réside dans la perte définitive du capital transformé en rente. Les assureurs utilisent le terme d’aliénation du capital pour désigner cette opération. Conscients de cette faiblesse, certains assureurs ont développé des rentes viagères qui autorisent, dans des conditions déterminées, la transmission d’un capital au bénéficiaire.

La revalorisation de la rente viagère : la magie du taux technique

Le capital initial constitutif de la rente confié par le rentier sera évidemment placé sur un actif financier dont la gestion procure des intérêts. Sur cette base, l’assureur pourra revaloriser annuellement la rente d’un certain pourcentage.

Le niveau de cette revalorisation dépend du calcul d’un « taux technique ». Celui-ci prend en compte les résultats provenant de la gestion financière des fonds déposés par les rentiers.

Dans l’hypothèse où la rente est dite « sans taux technique », le taux de conversion correspond au simple calcul statistique de l’espérance de vie. L’intégralité des résultats de la gestion financière sera affectée à la revalorisation annuelle.

Dans l’hypothèse où la rente viagère intègre un taux technique (2 ou 2,25 %, par exemple), l’assureur anticipe sur les revenus futurs en donnant un taux de conversion plus élevé. Le rentier bénéficie donc d’une rente supérieure. En revanche, dans l’hypothèse où une partie de ces intérêts aura été intégrée dans le taux de conversion de la rente, l’assureur ne pourra pas les utiliser deux fois. Il devra donc les déduire du taux de revalorisation annuel de la rente qui lui sera plus faible.

Le rentier devra donc choisir entre :

- taux technique égal à zéro : revenu plus faible mais espérance d’une revalorisation plus élevée.

- taux technique supérieur à zéro : revenu plus élevé mais revalorisation plus faible.

Il convient donc d’être vigilant sur le mode de calcul du taux de conversion et du mode de revalorisation d’une rente viagère.

La rente viagère possède ses détracteurs acharnés qui lui reprochent son aspect trop rigide tout comme ses fervents partisans qui encouragent cette même rigidité. Il s’avère cependant que cet instrument de revenu complémentaire est peu connu du grand public. C’est dommage dans la mesure où de nombreux produits financiers intègrent cette possibilité. Certains de manière facultative comme les contrats d’assurance-vie qui peuvent être convertis en rente viagère à tout moment ou de manière obligatoire comme les Plans d’Epargne Retraite Populaire (PERP) qui imposent ce mode de sortie.

lire l’article sur Nice Matin >>

EVENEMENT : Rentrée théâtrale sur le ton du viager - Très Chère Mathilde

27 janvier 2009

affiche_tres_chere_mathildeà partir du 28 janvier 2009

Line Renaud sera sur les planches du Théâtre Marigny aux côtés de Samuel Labarthe et Raphaëline Goupilleau dans une pièce d’Israël Horovitz, intitulée

« Très Chère Mathilde », mise en scène par  Ladislas Cholat.

« Très Chère Mathilde »
d’Israël Horovitz
avec
LINE RENAUD
Samuel LABARTHE
Raphaëline GOUPILLEAU

Mathias, new-yorkais bientôt cinquantenaire, totalement fauché et un peu désabusé, arrive à Paris pour vendre au plus vite l’unique bien que son père lui a laissé en héritage : un magnifique et immense appartement. En y entrant, il tombe nez à nez avec Mathilde, élégante vieille dame qui vit avec sa fille Chloé. Mathias découvre alors que l’appartement est en viager et que son héritage ne sera pas facile à obtenir…

Du mardi au vendredi à 20h30
le samedi à 16h00 & 21h00
[Relâches exceptionnelles les 12 février & 5 mars 2009]

Tarifs : 50€ / 41 € / 31 €
(Frais de location inclus)

Location Marigny
0 892 222 333 (0,34 €/m)

Vente en viager à Paris : une formule à redécouvrir

22 janvier 2009

viager-paris-decouvrez-les-offres-de-la-capitale-id368

Le marché immobilier parisien n’a jamais été tendre pour les petits budgets. L’engouement des acheteurs fortunés étrangers pour la Ville Lumière n’a fait qu’accroître la fracture sociale en faisant flamber les prix. Dans ce contexte, la vente en viager à Paris permet l’accession à la propriété d’acquéreurs dotés de peu de moyens financiers, mais jouissant de revenus stables qui leur permettront d’assurer le paiement régulier de la rente.

Viager à Paris : faites appel à un spécialiste

Sur Internet les offres de viager à Paris se font de plus en plus nombreuses. Si elles émanent de particuliers ou de professionnels non spécialisés, le risque couru par l’acquéreur est plus grand. Un taux d’occupation mal estimé lèsera forcément le débirentier. Cette somme, calculée par rapport à la valeur locative du bien mis en viager et de l’âge du crédirentier, est à déduire de la valeur libre, pour obtenir la valeur occupée. Cette dernière servira de base de calcul aux frais de notaire ainsi qu’aux honoraires de l’agence. Si vous cherchez à acquérir un viager à Paris, épluchez donc en priorité les annonces publiées sur les sites des professionnels du viager.

Viager libre : des occasions rares à saisir !

En vendant en viager libre, le crédirentier peut prétendre à un bouquet beaucoup plus conséquent, puisqu’il ne lui sera pas appliqué de déduction. Beaucoup de retraités veufs se retrouvent perdus dans une maison trop grande et difficile à entretenir. La vente en viager libre, qui ne représente que 5 % du marché du viager, permettra à ces seniors solitaires de quitter leur maison pour occuper un logement aux dimensions plus adaptées. La rente à vie perçue sera le complément de retraite idéal à la pension de réversion du conjoint défunt, souvent insuffisante.

Viager : une opération spéculative à explorer

Quelques offres attractives glanées sur Internet suffisent à illustrer le potentiel de cette opération spéculative qu’est l’achat en viager : en banlieue parisienne, un pavillon de 73 m² sur un terrain de 400 m², occupé par un monsieur âgé de 84 ans, a récemment été mise en vente viagère, appelée vente dite à terme. Pour cette vente, contrairement au viager occupé, le vendeur comme le crédirentier demande un bouquet de 53 000 euros et une mensualité comme une rente de 800 euros, pour une valeur libre estimée à 230 000 euros. Particularité de cette vente qui n’est pas du viager, le versement de la mensualité comme une rente est limité à douze ans. L’âge avancé du vendeur et cette restriction supplémentaire ne peuvent que contribuer à rassurer l’acquéreur comme un débirentier. Quant au vendeur, l’indexation de la mensualité comme pour la rente le prémunira de l’érosion monétaire.

source : Navi-mag

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